Recit : Au parc

Le printemps sonnait sa presence par la prolongation de son jour , Laura decida de se rendre au parc pres de chez elle apres sa dure de journee de travail.

Elle portait des sandales vernies, un débardeur gris et une jupe légère, une jupe à fleurs Et pas de culotte.

Elle en avait une conscience exquise. Souriant au ciel, aux arbres et aux passants, elle marchait, et le vent, qui savait son secret, se faufilait sous sa jupe, comme une caresse entre ses cuisses.

La jupe, elle l’avait choisie avec un soin méticuleux. Elle ne devait pas être trop longue – sinon, à quoi bon être nue dessous ? Finalement, elle s’était décidée pour une jupe lui arrivant aux genoux. Aux genoux, c’était bien, c’était tout à fait décent.

C’était surtout le tissu qu’elle aimait – un de ces tissus légers, plus légers qu’un souffle. Elle savait que la jupe lui rentrerait entre les fesses, ses deux fesses nues. Rien que d’y penser, l’excitation était montée, et elle avait été tentée de laisser sa main glisser sur son ventre. Mais non, il ne fallait pas, pas tout de suite.

Toute nue, elle s’était plantée devant la glace, et avait constaté, ravie, que les pointes de ses seins pointaient orgueilleusement. Elle s’était trouvée belle. Il avait fallu s’habiller face au miroir, pour ne pas en perdre une miette. Elle avait procédé en ordre, de bas en haut.

Les chaussures d’abord. Des sandales à talons compensés qui mettraient en valeur ses fesses. Elle les avait contemplées, complaisamment, dans la glace, et elle avait creusé les reins pour faire ressortir la courbe de son fessier joliment rebondie .

Ensuite, Laura avait passé la jupe fleurie, une jupe fraîche et innocente, une jupe au goût d’adolescence champêtre. Sa toison sombre formait un petit renflement sous le tissu fin. Elle s’était demandée si les passants s’en apercevraient, et elle avait frémi. Elle sentait déjà, entre ses cuisses, qu’elle était toute mouillée. D’une main tremblante de désir, elle s’était caressé les seins. Elle avait toujours aimé se toucher les seins, parce qu’ils étaient si doux. Quand elle se savonnait sous la douche, c’était toujours par là qu’elle commençait, et, parfois, elle les savonnait deux fois. Ce n’était pas par hygiène.

Elle n’avait pas mis de soutien-gorge, mais cela, c’était habituel. C’était le printemps après tout. Une fois le débardeur gris enfilé, elle avait joué à titiller son téton droit à travers le tissu, et s’était amusée de voir la dissymétrie qu’elle avait suscitée.

Et là, toute habillée, elle avait vu à quel point elle était nue. Elle avait relevé sa jupe et s’était regardée, avec ses sandales vernies, son débardeur gris et son sexe nu. Elle avait failli, à ce moment là, aller s’allonger sur le lit, écarter les jambes, et chercher sa fin. Mais Lauaa était restée devant la glace, et elle s’était regardée avec intensité tandis qu’elle glissait un doigt entre ses cuisses, y trouvait la source tiède et s’y glissait. Vite, trop vite, elle s’était retirée – pas tout de suite. Elle avait porté son doigt à sa bouche et avait senti son goût. Et elle s’était demandé si la femme qu’elle regardait dans la glace, avec ses yeux fiévreux et son sourire de désir, était une étrangère, ou si c’était bien elle, elle plus que jamais.

Et à présent elle marchait, elle allait tout près, au parc à cote de chez elle , là où elle avait l’habitude de prendre le soleil, et elle ressentait avec intensité l’absence, délicieuse, de sa petite culotte. Il faisait si bon , mais il y avait une petite brise qui faisait voler sa jupe et rougir ses joues. Si un coup de vent plus violent que les autres la montrait nue aux passants ? Pleine de frayeur et de joie, Laura avait l’impression d’avoir des ailes. Elle était offerte au monde, et le monde était à ses pieds. Comme Hermès, sandales ailées et fesses dénudées. Laura éclata de rire, et un passant la contempla, surpris. Elle le toisa. Ne savait-il pas, ne pouvait-il pas deviner tout ce qu’elle ne cachait pas ? Elle poursuivit sa route.

Sur le passage pour piétons, elle s’avança, malgré la voiture qui arrivait trop vite et dut piler pour ne pas lui rouler dessus. Laura s’en moquait, elle était invincible, elle n’avait pas de culotte. La conductrice lui lança une insulte qu’elle n’entendit pas. Elle la méprisa, et se fit un plaisir de traverser le plus lentement possible, en laissant ses hanches rouler sous le tissu de la jupe. Elle se sentait parfaitement bien – il y avait longtemps qu’elle ne s’était pas sentie aussi heureuse. Elle franchit la grille et se dirigea vers son banc habituel. Il y avait beaucoup de monde, naturellement, mais elle ne fut pas étonnée de constater que le banc était libre – aujourd’hui, le monde était dans sa main.

Pour traverser la pelouse, elle enleva ses sandales. Elle se pencha légèrement, et en équilibre sur un pied, défit la bride de sa chaussure. Laura pensa à une statue de Diane qu’elle avait vue dans un musée, peut-être au Louvre ? Elle revoyait la chair de pierre de la déesse, et elle sentait que sa jupe, à présent, frôlait le nu de ses fesses et retombait juste sous leur courbe, la couvrant à peine. Et si quelqu’un surgissait soudain derrière elle, et lui relevait la jupe ? Aurait-elle défendu, tardivement, sa pudeur, ou aurait-elle cambré les reins pour mieux s’offrir, là, dans la pelouse ?

Elle enleva l’autre sandale, et, pieds et fesses nus, elle savoura le contact luxuriant de l’herbe qui ployait sous ses pas. Elle ne remit pas ses chaussures pour traverser la route. Le bitume était chaud sous ses pieds. La lumière l’éblouissait ; elle n’avait pas mis de lunettes noires.

C’était un de ces bancs qui font face au lac et sont toujours en plein soleil.

Laura voulait s’offrir aux rayons. Elle s’installa sur le banc, peint d’un vert brillant qui avait capté la chaleur. Il n’était pas confortable, elle sentait le bois dur contre son dos et ses fesses, mais c’était presque excitant. A travers le tissu, elle percevait les irrégularités du banc, comme si elle avait été totalement nue. Elle s’assit lentement, savourant le contact du bois contre ses fesses. Elle ne croisa pas les jambes. Elle les laissa légèrement écartées – pas grandes ouvertes comme le font si souvent les hommes. Entrouvertes, pour que la caresse de l’air puisse venir la pénétrer. A cette pensée, Laura se cambra, échauffée, et sa main se crispa sur le tissu de sa jupe. Elle se sentait l’envie de s’abandonner à toutes les indécences. Elle ouvrirait les cuisses et elle se masturberait ici, devant tout le monde.

Elle sursauta lorsqu’un homme vint se planter sur le banc à côté d’elle. Il ne lui avait même pas demandé la permission de s’asseoir sur son banc. Elle lui jeta un regard noir, et il eut le front de ne même pas s’en apercevoir. Outrage supplémentaire, il était vieux et laid. Laura soupira, refroidie. Elle se redressa sur son banc. Tant pis, elle ferait abstraction de lui. Laura était très forte pour faire abstraction des choses et des gens, quand elle voulait. Elle se concentra sur le lac.

Il était bleu sous le bleu du ciel, et les arbres alentour venaient s’y refléter. Leur feuillage s’épousaient dans les hauteurs.

Le lac miroitait sous les rayons du soir. Le couple de cygnes blancs n’était pas en vue aujourd’hui, mais un des cygnes noirs voguait près de la rive. Elle avait remarqué que jamais les couples ne se mélangeaient, et elle imagina un cygne blanc copulant avec un cygne noir. Peut-être un cygne argenté serait-il né ? Le cygne noir passait près d’elle, à présent. Il avait l’ait méchant, avec son plumage sombre et son bec d’un rouge presque obscène. Laura frissonna. Aujourd’hui, elle était cygne noire, pensa-t-elle en regardant les plumes mouillées du cygne. Elle croisa les jambes et les serra fort, à nouveau en émoi. Du coin de l’oeil, elle observa son voisin. Il était vraiment vieux. Comment réagirait-il, si tout à coup elle se levait et allait le chevaucher, frotter contre lui son sexe avide ? Elle se demanda s’il était encore capable d’avoir une érection. Elle se voyait faire l’amour avec ce vieillard qu’elle ne désirait pas, sur ce banc, devant les canards, les coureurs et les enfants. Elle aurait déboutonné son pantalon et se serait empalée sur son sexe raidi, puis elle aurait mené la danse jusqu’à ce qu’il jouisse d’elle, et jusqu’à ce qu’elle jouisse de ses propres indécences. Cela la fit rire.

Le soleil chauffait plus que jamais. Le temps s’était écoulé sans qu’elle s’en rendît compte. On entendait, plus loin, les cris des enfants qui jouaient et se disputaient. Le lac scintillait comme dans une carte postale. Léanore sentait une force vitale émaner d’elle ; elle faisait, plus que jamais, partie du monde. Une goutte de sueur coula entre ses seins. Elle avait une conscience aiguë de tout son corps ; des vagues de chaleur la parcouraient, comme une envie de faire l’amour. Ses cuisses étaient collées l’une à l’autre par leur moiteur. Elle les ouvrit de nouveau. Elle était tellement mouillée qu’elle se demanda si sa jupe en porterait la marque. Il y avait une rivière entre ses cuisses, face au lac. Elle écarta suffisamment les jambes pour que les canards puissent la voir. Elle était en communion avec eux, à poils comme ils étaient à plumes, et aussi humide qu’eux. Elle était le lac. Lorqu’ils s’approchèrent d’elle et qu’ils se mirent à cancaner, il lui sembla qu’ils proclamaient au reste du monde : « Laura n’a pas de culotte ! Laura n’a pas de culotte ! »

Le soleil se couchait sans perdre de sa puissance. Elle s’alanguissait dans l’or de la lumière qui blondissait sa peau et allumait des reflets rouges dans ses cheveux. Laura sentait la vie profonde couler en elle. Elle aurait voulu se déshabiller complètement, s’étendre nue dans l’herbe, et laisser le couchant la pénétrer, flèche de feu entre ses cuisses. Bouger en rythme avec la lumière ; être sauvage, primordiale.

Et elle sentait qu’elle était en harmonie parfaite avec le monde, avec le soleil qui la brûlait, les arbres qui la dominaient, les canards qui la dénonçaient, et les autres humains, qui, peut-être, la devinaient. Son sexe lui faisait mal à force d’être gonflé de désir. Quand elle serrait les cuisses, une vague de plaisir l’étreignait. Si elle restait là, elle allait bientôt s’offrir à n’importe quel satyre. Léanore se leva et chavira quelque peu, saoulée de soleil, puis elle reprit sa marche.

Ses vêtements, mouillés par la sueur, lui collaient à la peau ; elle sentait ses tétons darder sous le débardeur gris. Comme prévu, la jupe lui rentrait entre les fesses, et elle jouissait de ce contact. Léanore était éperdue ; elle se mit à fixer tous les passants qu’elle croisait. D’abord les hommes. Surtout ceux qui étaient en couple : si elle arrivait à capter leur regard, c’était une victoire. Puis elle se mit à regarder les femmes aussi, surtout celles qui étaient belles. Il lui vint l’envie de les déshabiller, elles aussi, et de les montrer au monde.

Elle marchait lentement, elle qui d’habitude marchait si vite. Elle savourait chaque instant, elle se déhanchait trop, comme une mulâtresse nonchalante. Elle ne souriait pas, elle fixait les hommes et les femmes, elle les défiait du regard. C’était à qui oserait lui lever la jupe. Et peut-être, tout à l’heure dans l’escalier, il y aurait, derrière elle, un jeune homme pour river son regard à ses fesses, et la suivre chez elle.

Auteur : L_univers_de_miss_pulpy

Bonjour /Bonsoir je vous souhaite la bienvenue dans l univers de Miss pulpy un monde de volupté , de sex toy de lingerie d exhibition une bloggeuse qui aime écrire , une libertine qui assume ses pensées sa sexualité Je vous souhaite un agréable un voyage ps pas de rencontre pas de dick pick

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